Bousculé en première mi-temps, le Barça s'est fait peur en fin de match face à l'Espanyol alors qu'il avait le match bien en main en menant 3-0. Il retrouvera Majorque en demi-finale.
Les faits et le jeuObligé de l’emporter pour se qualifier après le résultat nul et vierge du match aller, le Barça présentait un visage « mixte » ce soir face à l’Espanyol. En effet, par rapport à la semaine dernière, le onze de départ enregistrait le renfort de plusieurs cadres, avec Alves, Xavi et Messi alignés dans le 4-1-2-3 habituel aux côtés de Pinto, Piqué, Puyol, Sylvinho, Busquets, Gudjohnsen, Bojan et Hleb.
Les dix premières minutes montrèrent une physionomie de match assez inédite cette saison au Camp Nou, avec un Barça, et notamment sa défense, pressé très haut par les visiteurs. Effet derby ? effet Pochettino ? Toujours est-il que le Barça était déstabilisé par une équipe de l’Espanyol très bien organisée, vaillante dans les duels, et entreprenante dans le jeu. N’arrivant pas à tenir le ballon, ni à enchaîner, les Catalans s’en remettaient un peu trop à leur individualités en ce début de match.
Dans ce match finalement équilibré, les Catalans ont bien cru néanmoins faire la différence assez vite avec un but de Xavi sur coup franc à la 17ème minute. Mais l’arbitre jugeait la position de Gudjohnsen devant le gardien illicite et refusait le but pour un hors-jeu peu évident.
Loin d’embrayer après ce fait de jeu, les Blaugrana retombaient même dans le quelconque sous la pression il est vrai d’une équipe de l’Espanyol assez épatante malgré son statut de reléguable en Liga. C’est d’ailleurs l’Espanyol qui se créait à la 25ème minute l’une des plus belles opportunités du match avec un contre supersonique que Soriano parti dans le rond central dans le dos de toute la défense n’arrivait pas à conclure, sa frappe s’élevant dans les nuages.
Barcelone réagissait à cette tentative des visiteurs trois minutes plus tard via une jolie tête de Xavi au point de penalty (à la suite d’un caviar de Dani Alves) mais Christian était sur la trajectoire. Cette occasion sonna le retour du Barça dans la maîtrise du jeu avec une fin de mi-temps nettement plus aboutie et même récompensée par un but, cette fois ci bien validé, de Bojan à la suite d’une erreur du gardien, incapable de bloquer une belle frappe de Sylvinho (1-0, 35’). En dehors de cette ouverture du score on retiendra deux frappes non cadrées de Messi (36’), et de Xavi (40’), ainsi que deux bonnes opportunités pour Gudjohnsen (frappe de l’extérieur à la 39ème et une tête à la 42ème).
Après un début de match franchement délicat, les Blaugrana ont finalement réussi à mettre leur patte sur la rencontre, tandis que l’Espanyol a semblé plongé mentalement et physiquement après le but de Bojan. Cette tendance s’est ensuite accentuée après le repos avec un deuxième but de Bojan dès la 48ème minute : bénéficiant d’une erreur assez grossière de relance de la part de Lacruz, Xavi récupérait le ballon au milieu de terrain avant de servir parfaitement Bojan qui exécutait Christian d’une astucieuse balle piquée.
Le match semblait dès lors plié, surtout que les joueurs de Guardiola corsaient encore l’addition à la 56ème minute avec une tête victorieuse de Piqué magnifiquement servi par Alves.
A 3 à 0, la qualification ne faisait plus aucun doute, et tout laissait à penser qu’une nouvelle goleada était en marche dans un Camp Nou bien garni pour l’occasion. Mais un corner bêtement concédé et une frappe déviée par Puyol plus tard, voilà que l’Espanyol revenait taper à la porte de la qualification (3-1, 59’) !
Cette réduction du score rapide conjuguée à la sortie sur blessure de Puyol (remplacé par Caceres à la 61’) fit remonter le temps au Barça. Les vieux démons de la saison passée semblèrent alors refaire surface : fébrilité défensive, désagrégation du bloc équipe, chute de concentration et d’application, tout se mettait en place avant la sanction de la 69ème minute avec le second but de l’Espanyol sur une belle frappe de Callejon que Pinto à la rue n’arrivait pas à claquer.
Le Camp Nou qui chantait des « olé » quelques minutes plus tôt commença à avoir des sueurs froides de même que Guardiola qui décida de renforcer mentalement et techniquement l’équipe avec Iniesta et Eto’o (sorties de Hleb à la 71’ et de Bojan à la 74’).
Néanmoins, rien ne se mit finalement en travers des Blaugrana, si ce n’est le jeu de plus en plus dur des visiteurs sanctionné d’un rouge en tout fin de match pour l’un de ses poètes les plus illustres, le dénommé Jarque, auteur de plusieurs attentats depuis sa rentrée à l’heure de jeu…
Le score en restait ainsi à 3-2 malgré quelques bonnes opportunités pour Iniesta (frappe à la 80’ et 87’ notamment) qui venaient masquer un manque assez manifeste de maîtrise de la part des Blaugrana.
Bref la qualification est là, mais cette double confrontation face à l’Espanyol aura rappelé que tout peut aller très vite dans un match et que le Barça tout aussi impérial qu’il soit cette saison n’est à l’abri d’aucune équipe, surtout si celle-ci croit en ses chances et joue avec envie et application.
Les dix premières minutes montrèrent une physionomie de match assez inédite cette saison au Camp Nou, avec un Barça, et notamment sa défense, pressé très haut par les visiteurs. Effet derby ? effet Pochettino ? Toujours est-il que le Barça était déstabilisé par une équipe de l’Espanyol très bien organisée, vaillante dans les duels, et entreprenante dans le jeu. N’arrivant pas à tenir le ballon, ni à enchaîner, les Catalans s’en remettaient un peu trop à leur individualités en ce début de match.
Dans ce match finalement équilibré, les Catalans ont bien cru néanmoins faire la différence assez vite avec un but de Xavi sur coup franc à la 17ème minute. Mais l’arbitre jugeait la position de Gudjohnsen devant le gardien illicite et refusait le but pour un hors-jeu peu évident.
Loin d’embrayer après ce fait de jeu, les Blaugrana retombaient même dans le quelconque sous la pression il est vrai d’une équipe de l’Espanyol assez épatante malgré son statut de reléguable en Liga. C’est d’ailleurs l’Espanyol qui se créait à la 25ème minute l’une des plus belles opportunités du match avec un contre supersonique que Soriano parti dans le rond central dans le dos de toute la défense n’arrivait pas à conclure, sa frappe s’élevant dans les nuages.
Barcelone réagissait à cette tentative des visiteurs trois minutes plus tard via une jolie tête de Xavi au point de penalty (à la suite d’un caviar de Dani Alves) mais Christian était sur la trajectoire. Cette occasion sonna le retour du Barça dans la maîtrise du jeu avec une fin de mi-temps nettement plus aboutie et même récompensée par un but, cette fois ci bien validé, de Bojan à la suite d’une erreur du gardien, incapable de bloquer une belle frappe de Sylvinho (1-0, 35’). En dehors de cette ouverture du score on retiendra deux frappes non cadrées de Messi (36’), et de Xavi (40’), ainsi que deux bonnes opportunités pour Gudjohnsen (frappe de l’extérieur à la 39ème et une tête à la 42ème).
Après un début de match franchement délicat, les Blaugrana ont finalement réussi à mettre leur patte sur la rencontre, tandis que l’Espanyol a semblé plongé mentalement et physiquement après le but de Bojan. Cette tendance s’est ensuite accentuée après le repos avec un deuxième but de Bojan dès la 48ème minute : bénéficiant d’une erreur assez grossière de relance de la part de Lacruz, Xavi récupérait le ballon au milieu de terrain avant de servir parfaitement Bojan qui exécutait Christian d’une astucieuse balle piquée.
Le match semblait dès lors plié, surtout que les joueurs de Guardiola corsaient encore l’addition à la 56ème minute avec une tête victorieuse de Piqué magnifiquement servi par Alves.
A 3 à 0, la qualification ne faisait plus aucun doute, et tout laissait à penser qu’une nouvelle goleada était en marche dans un Camp Nou bien garni pour l’occasion. Mais un corner bêtement concédé et une frappe déviée par Puyol plus tard, voilà que l’Espanyol revenait taper à la porte de la qualification (3-1, 59’) !
Cette réduction du score rapide conjuguée à la sortie sur blessure de Puyol (remplacé par Caceres à la 61’) fit remonter le temps au Barça. Les vieux démons de la saison passée semblèrent alors refaire surface : fébrilité défensive, désagrégation du bloc équipe, chute de concentration et d’application, tout se mettait en place avant la sanction de la 69ème minute avec le second but de l’Espanyol sur une belle frappe de Callejon que Pinto à la rue n’arrivait pas à claquer.
Le Camp Nou qui chantait des « olé » quelques minutes plus tôt commença à avoir des sueurs froides de même que Guardiola qui décida de renforcer mentalement et techniquement l’équipe avec Iniesta et Eto’o (sorties de Hleb à la 71’ et de Bojan à la 74’).
Néanmoins, rien ne se mit finalement en travers des Blaugrana, si ce n’est le jeu de plus en plus dur des visiteurs sanctionné d’un rouge en tout fin de match pour l’un de ses poètes les plus illustres, le dénommé Jarque, auteur de plusieurs attentats depuis sa rentrée à l’heure de jeu…
Le score en restait ainsi à 3-2 malgré quelques bonnes opportunités pour Iniesta (frappe à la 80’ et 87’ notamment) qui venaient masquer un manque assez manifeste de maîtrise de la part des Blaugrana.
Bref la qualification est là, mais cette double confrontation face à l’Espanyol aura rappelé que tout peut aller très vite dans un match et que le Barça tout aussi impérial qu’il soit cette saison n’est à l’abri d’aucune équipe, surtout si celle-ci croit en ses chances et joue avec envie et application.